Ruche paris

À Paris, la ruche sera installée dans le XXème et Xème arrondissements parisiens dans les quartiers de Belleville-Ménilmontant-République, à forte densité des populations migratoires qui ont transformé les quartiers en y installant des nouveaux types d’économie.

1 . ATELIERS MÉMOIRE ET CRÉATION AUDIOVISUELLE

Atelier 1 – kit à décliner sur plusieurs sites

Publics

  • Collège et lycées
  • Groupes d’adultes avec la Médiathèque Françoise Sagan

Intervenants

  • Sedef Ecer (artiste, scénariste), Marie Poinsot (« curator de la ruche », sociologue), Jean-François Pérouse (géographe), François Roman (réalisateur, documentariste-TV Petite couronne)

Déroulement

Phase 1
Intervention de Marie Poinsot sur les villes européennes en voie de métropolisation : Quelle place les habitants d’un quartier peuvent prendre dans ce processus de métropolisation, de quelle manière ils peuvent comprendre mieux les enjeux, avoir leur mot à dire autour des dynamiques économiques et la façon dont on va réaménager leurs quartiers. Dans le passé, ces quartiers populaires ont été des hauts lieux de la sociabilité, des mobilisations ouvrières, mais aussi de solidarités et de participation associative actives : Donc comment conserver cela ? En quoi tout cela est essentiel pour les fondements mêmes de la démocratie dans la cité ? 
Dire aux participants dès la première séance, de réfléchir aux personnes à rencontrer : habitants qui résident dans le quartier depuis longtemps, leurs parents, grands-parents, voisins, etc. et de réfléchir aux questions qu’ils vont poser.

Phase 2
Initiation avec Sedef Ecer aux techniques d’interview : Comment accéder à cette mémoire ? Collecte de paroles, de témoignages. Mise en place du questionnaire. 
Ensuite, les participants commencent à glaner des paroles, des témoignages, des documents (photos, coupures de presse, acte de propriété, invitations de mariages, banquets, prises de sons, enregistrements smartphone, etc)

Phase 3
Regarder ensemble la matière de base collectée et s’il le faut, réajuster les techniques d’interview intergénérationnelles pour les jeunes, éventuellement rappeler les objectifs et inciter à recommencer. Par ailleurs, commencer à réfléchir aux formes qu’on va donner à ces informations : quelles dramaturgies, quels scénarii ? Si, la forme finale demande un ajout (par exemple un bout d’interview ou une photo d’époque pour illustrer le film), proposer aux participants de retourner voir la/les personne(s) interviewée(s).

Phase 4
Trier le matériau, choisir définitivement les projets finaux, commencer l’écriture. Créer 5 minis scénarii de 2-3-4 mn.

  • Formation : 1 jours > atelier de formation image / vidéo / son
  • Montage : 2 jours par vidéo > montage / habillage / étalonnage
  • Animation

Phase 5
Finaliser les «œuvres» : Répétitions pour les performances, montage pour les petits films, éventuellement une partie dessins animés réalisé par François pour les relier entre eux.

RESTITUTION SUR DIFFÉRENTES SITES DE LA RUCHE PARISIENNES, ET À ROME ET À ISTANBUL

2 • REPORTAGES VIDÉO

Avec Lapetitecouronne.tv, 
Il nous semble important de produire un matériel audiovisuel, des reportages de qualité afin de les diffuser au plus grand nombre et d’informer le public de ce projet.
Notre proposition n’est pas réellement celle d’un atelier, c’est plutôt un travail en synergie avec les acteurs de terrain pour la production de reportages vidéos. Nous aimerions changer le regard des habitants sur leur propre quartier en le valorisant et en donnant les clés de lecture, éducation à l’architecture et à l’environnement, partager la mémoire des quartiers et redonner confiance dans les lieux de vie.

Production : Production de reportages vidéo à diffuser sur internet ou lors d’expositions. Production de séquences animées d’explication ou d’illustration.

Durée estimée des reportages : autour de 5 minutes avec possibilité de les réunir en un documentaire plus long.
Calendrier : Réalisation, diffusion d’un reportage par mois.

Intervenants : témoignages d’habitants sur le passé (mémoire) le présent et le futur de leur ville ou quartier et des « spécialistes » de la ville et de l’urbanisme (associations, sociologies, historiens, architectes, artistes, paysagistes, urbanistes).

Lieux d’intervention : la proche banlieue est (essentiellement le 93)

Exemples de reportages possibles:

  1. Mise en perspective : Les cités, d’ou viennent elles, qui les a faites, sont elles si mal faites ?
  2. 
Les habitants bâtisseurs : l’exemple de la petite Italie à La Courneuve, la petite Espagne, les Roms bâtisseurs.
  3. L’architecture : l’architecture contemporaine est elle horrible et génératrice de ghettos ?
  4. Les quartiers populaires comme laboratoires involontaires de la ville du futur.
  5. 
Quand la ville résiste à la construction : l’exemple de Montreuil et la disparition des murs à pêche, Nanterre et la Défense.
  6. Les bidonvilles en France d’hier à aujourd’hui : quand l’histoire balbutie.

RESTITUTION SUR DIFFÉRENTES SITES DE LA RUCHE PARISIENNES, ET À ROME ET À ISTANBUL

 

ACTIONS D’ACCOMPAGNEMENT ET DE PROMOTIONS : DÉBATS, PROJECTIONS ET PROMENADES URBAINES

MODELE proposé qui se déclinera d’abord sur les 2 autres sites (Rome et Istanbul), lors des conférences de la première phase du projet et des restitutions. Les observateurs allemands suivront son évolution tout au long du projet pour pouvoir l’adapter à leur contexte spécifique.

Les relations et les «circulations» diverses (relations économiques et culturelles, mobilité des populations, mobilité professionnelle et sociale…) qui lient notamment les quartiers de l’Est parisien, l’histoire de leur restructuration et de leur transformation avec d’autres quartiers d’Ile-de-France ayant connu des mutations parfois comparables, mais à des périodes différentes, constituent le fil rouge de ce projet en lui assurant une forte cohérence. Il s’agit de rapprocher des quartiers que la géographie sépare alors qu’ils peuvent avoir vécu des basculements communs. La transformation urbaine et sociale devient un trait d’union qui sert également de marqueur dans l’image généralement renvoyée de ces territoires et de leurs populations.

Objectifs :

  • Contribuer à une meilleure connaissance de l’histoire et de la mémoire des migrations et des quartiers;
  • Favoriser une meilleure connaissance de la composition sociale et interculturelle des territoires ;
  • Associer et faire participer les habitants en tant que « passeurs de mémoire et de cultures » à titre de témoins et d’experts ;
  • Mutualiser les compétences des acteurs pour une meilleure intervention sociale et culturelle en direction des publics ;
  • Proposer un regard élargi de l’histoire et la mémoire des migrations et des territoires en partant d’autres expériences à l’œuvre dans d’autres quartiers franciliens, avec un regard sur d’autres expériences en France et à l’étranger.

A – Conception et animation des parcours urbains thématiques : mémoires et histoires des migrations et des quartiers 
Une demande des acteurs investis sur des projets mémoriels est de pouvoir inscrire les témoignages et les traces des vécus individuels et collectifs sur leur territoire. Des associations, des collectivités locales, des services municipaux d’archives, des établissements scolaires, bibliothèques et des services de l’Etat souhaitent diversifier leur intervention avec des publics divers en offrant des visites thématiques et pédagogiques qui mettent en relation des espaces urbains, des bâtiments, des commerces, lieux d’activités économiques, des lieux de sociabilité, de culture et des lieux cultuels en relation avec l’histoire d’une population ou d’un quartier. Faute de temps et de budget, cette demande ne se concrétise pas sous forme de circuits thématiques ouverts à un public large. La recherche des sources permettant de déterminer précisément des contenus historiques, des repères chronologiques, des archives est fondamentale pour concevoir ces parcours thématiques. Cela nécessite des compétences pluridisciplinaires, notamment dans le contact avec des témoins qui vont évoquer à travers leurs histoires des pans entiers de l’histoire locale. 
Ces parcours urbains sur les thèmes des mémoires et des histoires des migrations et des quartiers sont une des nouvelles modalités culturelles qui complètent souvent des programmations en place. Ils nécessitent un réseau de partenaires complémentaires qui participent activement à la 
conception, identification des lieux et des contenus historiques ou mémoriels, à l’animation des visites. Les parcours favorisent également des préoccupations en terme de patrimonialisation de lieux qui d’emblée n’ont pas suscité d’enjeux autour de leur préservation et valorisation car ils appartiennent à l’histoire des quartiers populaires. Enfin ces parcours thématiques sont des vecteurs efficaces de convivialité et de brassage publics dans la mesure où très souvent ils rassemblent des publics divers en âge, socialement et culturellement.

Nous proposons d’associer les habitants à cette démarche participative : les habitants sont de fait sollicités pour être des « passeurs de cultures », ou « passeurs de mémoire et d’histoire » à partir de leurs propres vécus et des relations qu’ils établissent avec leur quartier et les populations qui le composent. Les habitants participent ainsi à une élaboration commune d’une démarche de transformation des représentations et des pratiques : ils sont acteurs et sujets de cette histoire, individuelle et collective !

Exemples de parcours proposés sur les thèmes des migrations et des quartiers de l’Est parisien ( à décliner sur d’autres sites) :

  • Le patrimoine de l’immigration à Belleville
  • Patrimoines et présences algériennes et présences chinoises et migrations africaines à Belleville ;
  • Belleville, un quartier populaire, entre hier et aujourd’hui… 
Exemples de parcours possibles en Seines Saint-Denis et Val-de-Marne ( à décliner sur d’autres sites) :
    Parcours sonore et urbain dans le quartier des « 3000 » d’Aulnay-Sous-Bois, par le Kygel Thèâtre
- Ballades sonores « Arcueil nord, Arcueil Sud : histoires de banlieusards… » , par le Théâtre de la nuit
    Parcours urbain thématique « La Petite Espagne » sur Plaine Commune avec l’historienne Natacha Lillo en partenariat avec la FACEEF
    Parcours « Quartiers en Histoire » à Saint Ouen avec l’historien P.J. Derainne en partenariat avec les Archives municipales de Saint Ouen 
Les ballades proposées seront articulées à la programmation de projections-débats (voir volet B).

Publics :

  • Tous publics
  • Jeune public scolaire et non scolaire 
Nombre de parcours : 20 parcours thématiques organisés sur les différents sites pendant toute la durée du projet 
Groupes : de 15 à 20 personnes 
Durée des parcours : 2 à 3 heures par parcours. 
Lieux de mémoire: les lieux de mémoire sont variables. Il existe une cartographie réalisée de Trajectoires notamment sur les quartiers de l’Est parisien. Cette cartographie sera formalisée également par les autres partenaires sur les différents territoires. 
Rencontres : avec des habitants, des acteurs culturels, associatifs et institutionnels, des commerçants… Intervenants : collectif Trajectoires (historien ; socio-anthropologue, photographe…) en collaboration 
avec les structures partenaires des autres sites (voir rubrique partenariats) et en lien avec d’autres intervenants en fonction des parcours.

B – Médiation interculturelle et éducation par l’image: projections-débats sur les mémoires urbaines et les migrations

En articulation avec les parcours thématiques proposés sur le volet A, le volet B propose une action de médiation et d’éducation par l’image déclinée principalement sous forme de projections-débats selon les possibilités de réalisation et de collaboration avec les différents partenaires.

Ces projections-débats proposent une approche transversale sur les thèmes des migrations, des questions urbaines, tout en abordant d’autres thématiques connexes (frontières, racisme, histoire coloniale…) à destination du grand public et du public jeune. Cette démarche – favorise une meilleure connaissance des identités au pluriel qui se vivent sur un territoire. Une meilleure connaissance de l’Autre, des Autres nous permet également d’appréhender autrement la question de la « frontière », de toutes ces frontières qui nous séparent (physique, géopolitique, symbolique, sociale…).

Cette proposition part du travail de terrain et des actions de médiation culturelle déjà expérimentées par l’association Trajectoires dans l’Est parisien depuis une quinzaine d’années (voir notamment le cycle « Belleville-Ménilmontant en images » en partenariat avec la Bellevilloise, et le cycle « La parole est aux jeunes » avec la Ligue de l’Enseignement/Centre d’animation Les amandiers depuis 2011). Nous voulons la transposer sur d’autres sites partenaires de ce projet.

Les principales thématiques pour les projections-débats qui pourront être abordées dans le cadre de ce projet sont les suivantes : migrations et transformations urbaines, économiques, sociales et culturelles avec un regard comparatif dans d’autres territoires urbains en France et à l’étranger.

La filmographie et les sources audiovisuelles disponibles dans les différents fonds de centres ressources ou d’archives (Forum des images, médiathèques et bibliothèques avec des fonds spécialisées sur la «banlieue», l’INA,…) disposent de centaines de références documentaires et filmiques identifiées et exploitables par Trajectoires (voir filmographie Cycle « Belleville-Ménilmontant en images » sur le site de l’association http://www.trajectoires-memoires.com/…)

Il s’agit d’une part d’amener les publics à réfléchir, s’exprimer, développer un esprit critique sur les faits de société en utilisant le média du film documentaire ou de fiction à l’instar des démarches de médiation culturelle des actions d’éducation populaire visant notamment à sensibiliser, interpeller les publics jeunes (et notamment avec les établissements scolaires) et tous publics.

Ces rencontres-débats peuvent être, d’autre part – co-construites en lien avec les acteurs locaux et les habitants : « carte blanche » peut être donnée pour organiser une thématique de programmation portant sur les thématiques citées et favoriser au-delà d’une prise de conscience, la capacité d’une prise de parole individuelle, collective et citoyenne sur des questions de société. Cette démarche peut également susciter de nouvelles formes d’engagement au niveau local et européen. Rencontres-débats : avec des habitants, des acteurs culturels, associatifs et institutionnels,

Publics et nombre de participants :

  • Tous publics
  • Jeune public scolaire et non scolaire

En moyenne 60 à 80 personnes participantes par séance programmation.

Dates et nombre de projections de débats : 10 projections débats organisés sur les différents sites pendant toute la durée du projet.

Construction des séances de projections-débats

  • Formats de 2 à 3 heures selon les territoires ;
  • Chaque séance thématique fait l’objet d’une préparation en amont pour le choix des films ou 
documentaires, le contact et la présence des réalisateurs, la construction du débat à l’issue des 
 . 
Animation et Intervenants : Collectif Trajectoires et intervenants spécialisés en fonction des thèmes (experts, associations, collectifs d’habitants….) en collaboration avec les structures partenaires des autres sites (voir rubrique partenariats). 
Lieux de programmation partenaires :
  • La Bellevilloise, La Médiathèque Marguerite Duras, le Centre d’animation Les Amandiers sur 
l’Est parisien,
  • le CAP et le Cinéma Jacques Prévert (en lien avec l’association Périphérie et le Kygel Théâtre) 
sur Aulnay-sous-Bois

Publics

  • Grand public
  • Jeune public
  • Publics intermédiaires : acteurs associatifs, institutionnels, éducatifs et culturels personnels 
encadrant et enseignant des établissements scolaires, des bibliothèques), des services municipaux etc.
  • Évaluation
  • 
Qualité des parcours thématiques avec évaluation des participants et encadrants (si public scolaire…) et de la démarche participative avec les habitants ;
- pertinence des actions d’éducation par l’image et de co-construction des contenus de programmation ; 
- mobilisation des populations et des acteurs et impact sur le grand public ;
- notoriété acquise sur les territoires par Trajectoires et les structures partenaires.